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Message d'alerte

Les associations QualitAisne, Vauxaillon Nature et Vie&Paysages réagissent vertement à l'article paru dans le journal L’Union en date du 30 juin 2011, concernant le centre de traitement de déchets de Grisolles.

Dans cet article, les membres du syndicat intercommunal de ramassage et de traitement des ordures ménagères (SIRTOM) déplorent les actions qui empêchent le site de Grisolles de fonctionner normalement et expriment leur soutien à Valor’Aisne.

Certains délégués parlent d’acharnement et de procédures abusives alors même que ce centre d’enfouissement de déchets financé par de l’argent public aurait dû être réalisé de manière exemplaire et transparente. Mesdames et Messieurs les délégués qui se permettent de remettre en cause indirectement des décisions de juridiction pénale et administrative s’inquiètent aujourd’hui du surcoût à financer pour ce centre d’enfouissement qui s’évalue en plusieurs millions d’euros payés et qui sera payé, dans tous les cas, par le contribuable.

Nous sommes nombreux à nous indigner contre cette mascarade dans laquelle Valor’Aisne reporte ses propres erreurs sur les autres, sans assumer pleinement ses responsabilités.

Mesdames et Messieurs les délégués du SIRTOM ont peut-être oublié les conditions foncières d’achat du terrain telle que décrites dans un rapport de la chambre régionale des comptes de Picardie en juillet 2010 qui écrit au sujet de Valor’Aisne, nous citons : « dans cette affaire, le syndicat a pris un risque en laissant participer à la préparation d’une décision importante un élu intéressé, les conséquences de cette erreur peuvent être très dommageables compte tenu des développement en cours, la chambre recommande donc de veiller, à l’avenir, à la stricte neutralité des intervenants lors du processus de décision sur des sujets dont les risques de contestation sont très élevés ».

La fermeture de l’écocentre de Grisolles pendant près de trois semaines en 2011, suite à une décision du tribunal administratif d’Amiens, n’a pas été sans conséquences d’un point de vue financier et environnemental (transport des déchets vers d’autres sites), la réouverture du site par le Préfet motivée par des raisons sanitaires et économiques fait passer, au final, le pouvoir de l’argent au dessus des lois. Tous les ingrédients sont réunis pour obtenir le résultat désastreux que l’on connaît aujourd’hui.

Que dire d’un choix de site opéré dans des conditions opaques et qui de surcroît est situé à côté de deux captages en eau potable dont un qualifié d’exceptionnel pour sa ressource, que dire d’un site situé dans un corridor biologique et sur une zone d’intérêt floristique et faunistique comprenant des espèces végétales remarquables et dont certaines espèces animales bénéficient d’un statut de protection ? Que dire d’un projet réalisé alors même que l’expression publique n’a pas été clairement prise en compte ?

Aujourd’hui le dossier de Grisolles rime avec argent public jeté à la poubelle, avec procédure pénale et administrative, avec perte de confiance, avec incompétence. Nous aurions souhaité que cette réalisation tire le département vers le haut de manière novatrice et transparente !