| Stations de transfert d'énergie par pompage, STEP |
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Actuellement dans les grands pays producteurs d'électricité l'importance de l'éolien ou du solaire n'est pas si grande (sauf au Danemark, mais c'est un petit pays, et ses propres STEP sont alors en Norvège) que l'intermittence ne puisse pas être gérée en jouant sur des ressources souples, … qui mettent en œuvre des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). Mais la nécessité, et les choix de développement de l'électricité d'origine renouvelable mènent à des études sur l'extension des STEP.
Effectivement l'électricité ne se conserve pas en tant que telle (sauf dans certains anneaux supraconducteurs très coûteux). Au besoin elle peut être transformée en énergie chimique (batteries, hydrogène), sous forme électrostatique dans certains condensateurs, en énergie mécanique (volants d'inertie, air comprimé).
IntroductionLe concept de ces STEP existe depuis longtemps. Il s'agit l'utiliser les MWh en surnombre pour pomper de grandes quantités d'eau d'une rivière, d'un lac inférieur et de les monter vers un lac réservoir supérieur à quelques dizaines ou quelques centaines de mètres au-dessus : on transforme alors de l'énergie électrique en énergie potentielle de l'eau dans le champ de pesanteur. En cas d'appel de puissance supplémentaire, l'eau est alors turbinée comme dans le cas de l'hydraulique de pointe. Le rendement de conversion électrique-énergie potentielle-électricité est de l'ordre de 75 à 80 %. La France les utilise pour assouplir un peu sa production d'origine nucléaire, la Suisse fait de même avec l'électricité française nucléaire, achetée lors des prix faibles sur le marché spot de l'électricité et revendue en période de forte demande (vers l'Italie le plus souvent). dans certains endroits des STEP de ce type permettent, en parallèle avec un peu de transformation chimique (batteries, hydrogène), éventuellement avec des centrales thermiques en sortie de méthanisation ou de biomasse de rendre totalement renouvelables l'électricité de petites communautés. Ici nous nous intéressons à une hypothèse d'école qui apparaît de plus en plus dans des travaux internationaux en vue de se débarrasser de l'électricité d'origine fossile, nucléaire compris. Pour être simple et rendre compte des ordres de grandeurs que cela implique l'on fera l'hypothèse que l'électricité éolienne française, dans son développement actuel, est organisée en parallèle avec des STEP de façon à pouvoir travailler en base. Electricité éolienne, France 2010
Observations durant l'automne 2010, site RTE
En étant très optimiste, nous retenons ici pour hypothèse de travail que l'éolien industriel puisse travailler en base en proposant une puissance de : 2000 MW. Le mode de fonctionnementL'éolien et ses STEP fonctionnent en base. Par hypothèse cette puissance base est 2000 MW. Dès que la puissance instantanée éolienne dépasse ce seuil, l'électricité supplémentaire est soutirée par turbinage inverse (pompage). Puis dès que le vent se calme mais que la demande existe, le lac se vide en produisant de l'électricité. A la limite de la puissance instantanée minimale (500 W), les lacs doivent donc fournir 1500 MW. La question Quel débit maximal doit-on prévoir pour ce faire ? (à quel coût ?) Le barrage de Génissiat, au fil de l'eau sur le Rhône a pour caractéristiques principales : la hauteur de chute de 67 m, fournissant avec le débit nominal de 750 m3/s une puissance de 400 MW. Pour notre demande de 1500 MW il nous faut donc un débit de 2800 m3/s. Ce qui apparaît (?) possible sur de courtes périodes. Mais nécessite des retenues de grande importance. Remarques subsidiaires Il va de soi que ces STEP seront situées en un lieu ouvert à l'air libre : la puissance diminuera au fur et à mesure de l'utilisation (les vents faibles durent souvent plusieurs heures, sinon des jours ou des semaines) puisque le niveau de l'eau baissera. La puissance maximale garantie nécessitera a) des lacs importants surdimensionnés et la plupart du temps inemployés, et b) ou des emprises grandes. Un projet de STEP existe pour aider à l'alimentation de pointe de la Bretagne, à partir d'un lac réservoir placé à Guerlédan, et travaillant à partir des ressources bretonnes faibles (centrales thermiques fossiles ou éoliennes…, usine marémotrice de la Rance),, mais surtout avec les centrales nucléaires du Cotentin ou de l'estuaire de la Loire.
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