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Message d'alerte

Ci-dessous : le témoignage d’une cycliste de 30 ans utilisant tous les jours son vélo (ville et promenade à Orléans) et interrogeant ses collègues, eux aussi cyclistes urbains.

Citation : "Voici les idées collectées, mais ce n'est pas grand chose... les vertus du vélo sont si évidentes !

c'est agréable… ça fait faire du sport… ça n'émet pas de CO2… c'est beaucoup moins cher que la voiture (… surtout quand on n'a pas de voiture)…

    • "ça se gare (presque) partout
    • ça se faufile partout (ah, le plaisir de narguer les automobilistes dans les embouteillages !)
    • ça va aussi vite que la voiture en ville (si la pente n'est pas trop forte)
    • ça réveille avant la journée de travail et ça change les idées quand on rentre chez soi
    • c'est plus amical car on n'est pas enfermé dans un habitacle : si on rencontre une connaissance à pied, il est tout simple de dire bonjour et rester discuter un peu si on veut."
groninge 5

Quelques sites internet


club des villes & territoires cyclables


Mieux se déplacer à bicyclette


article "vélo urbain" wikipédia

Vélo à quatre places, Groninge (NL). Les déplacements étaient relativement lents…

mais les enfants passagers étaient heureux.

 

La présente page internet est issue de décennies de pratique personnelle. Cependant sa présentation est inspirée des documents édités par la Ville de La Rochelle autour de son action "Circuit Educa'vélo" (textes de couleur noire) ; certains points méritent discussions et seront soulignés - écriture en bleu.

LES BONS CONSEILS EN VRAC

- Rouler à 1 mètre du trottoir. Cela évite les portières de voitures, les bordures de trottoirs, et les débris parfois présents dans les caniveaux, sources de crevaison pour le vélo. Cela évite aussi de rouler une portion souvent trop en dévers et souvent abîmée (caniveau).

- Voir et être vu (porter des vêtements clairs et un gilet de sécurité).

- Respecter et être respecté (code de la route, autres usagers , prendre sa place sur la chaussée, attention aux piétons, qui sont vulnérables).

- Avoir du matériel adapté.

- Avoir un vélo en état et en règle.

- En cas de passage délicat, ne pas hésiter à descendre du vélo.

- Ne jamais doubler un gros véhicule par la droite (bus, camion, 4x4)... Le chauffeur ne vous verra pas à cause de l'angle mort !

- Attention , les bandes blanches et plaques d'égout sont glissantes en cas de pluie.

- Adaptez votre braquet à la situation ! Petit pignon inutile en ville. Il est préférable de mouliner, pour avoir une meilleure
 « reprise », notamment lors du démarrage. Un vélo à plusieurs vitesses s'impose, même en terrain plat.

ÉQUIPEMENT DU VÉLO

"Avant de partir à vélo, je vérifie si tous ses équipements fonctionnent : freins, pneus gonflés, roues serrées"

sonnette

freins avant et arrière fonctionnels

une lumière avant, une à l'arrière

un réflecteur sur chaque pédale

un réflecteur avant, un arrière

des réflecteurs latéraux sur les roues

un gilet de sécurité

un antivol

une pompe

un casque homologué (essentiel pour les enfants)

un kit de réparation pour crevaison

Le vélo du cycliste urbain est normalement dédié à cet emploi : vélo de ville à pneus pas trop fins (afin de pouvoir absorber sans problème les défauts plus ou moins gros des revêtements), vélo tout-chemin éventuellement ; en tout cas un vélo à plusieurs vitesses pour l'utilisation en côte, bien sûr, mais surtout pour démarrer aux feux et stops sans difficulté (le "vélib" n'est pas un très bon vélo urbain).

Les réglages de la hauteur de selle et celle du guidon doivent être bien faits. Le déplacement en ville n'est pas une course : il est essentiel d'être vu et de voir — le cycliste est alors placé de façon à avoir son buste approchant de la verticale.

 

L'état mécanique doit être parfait, évitant incident, usure et fatigue… mais ne prenez pas forcément un engin trop bien léché quant à sa peinture, afin de limiter les tentations de vol trop fortes. L'usage d'un vélo d'occasion, peu cher, qui pourra rester attaché longtemps sur un parking de gare non-gardé est une bonne solution.

Les portes-bagages sont bienvenus, les sacoches aussi, mais attention au vol lors des stationnement.

Tout ce qui rend visible. Couleurs claires des bonnets, vestes, gants, pantalons ou jupes : ceci peut encore être élégant… mais la nuit tous les chats sont gris. Les vestes de chantier avec des bandes réfléchissantes, les ceintures de même texture, les sacs à dos équipés de même, les bandes serrant le bas du pantalon. On ajoutera des petits éclairages à DEL (LED) en sus des éclairages obligatoires.

Les bandes réfléchissantes enserrant les poignets droit et gauche sont utiles, en particulier lorsque l'on veut indiquer un changement de direction.

La cape de pluie, de couleur visible et équipée de bandes réfléchissante, est utile. La choisir de façon à pouvoir recouvrir les mains sur le guidon. Bien équipé le cycliste urbain peut sortir pratiquement par tous les temps, hormis neige et verglas. Par temps de pluie il convient d'être prudent : l'efficacité du freinage peut être fort amoindrie et de nombreuses automobiles ont par ces temps des angles morts de vision fermés.

Le casque est très souvent promu. Il est suggéré maintes fois comme devant être rendu obligatoire ; on notera que nombreux sont les utilisateurs qui s'y refusent. Si l'usage pour le vélo de route, à vitesse importante, est utile, l'emploi urbain — vélo se déplaçant à vitesse faible — est moins évident : les milliers de cyclistes observés à Groninge (NL), dont vous voyez quelques photos ici, n'en portaient pas, sauf les plus jeunes. Bien sûr l'usage est rendu obligatoire pour les sorties en groupe (sorties scolaires, clubs…) en fonction des conditions d'assurance.

Circuit Educa'vélo : LES 12 COMMANDEMENTS de la CYCLO'ATTITUDE

Avant de partir :

  • Je vérifie les points de sécurité et l’équipement de mon vélo.
  • Je privilégie ma sécurité avant tout... je porte un casque adapté et attaché.
  • Pour être bien vu et respecté je porte des vêtements clairs et adaptés à la pratique du vélo (pas trop longs et confortables).
  • Je choisis mon trajet avant de partir.
  • J’emprunte les routes les mieux adaptées aux cyclistes.
  • J ’emmène toujours mes papiers d’identité ou un papier avec mes nom, prénom, adresse et téléphone.

Dans la rue, sur la route :

  • Je respecte le code de la route
Je prends ma place dans la circulation et respecte les espaces qui me sont réservés.
  • Pour éviter les portières, je ne frôle pas les voitures en stationnement.
  • J’anticipe tous mes mouvements et manœuvres.
  • J’indique tous mes changements de direction et reste vigilant en permanence.
  • En l’absence d’une bande cyclable je dépasse et double par la gauche.
  • Je descends de mon vélo si je suis obligé de circuler sur les trottoirs. Seuls les enfants de moins de 8 ans peuvent y circuler à la vitesse des piétons.
 Dans les rues piétonnes et zones de rencontres j’adapte ma vitesse à celle des piétons.

Rouler en ville

Le cycliste urbain souhaite arriver sauf et respecte donc un certain nombre de points : distance au trottoir, position sur le vélo, visible de nuit et de jour. Il respecte le code de la route. On ne fait pas de course avec un copain ou avec soi-même.

Se déplacer en vélo en ville est un usage individuel. Rouler à deux de front est pratiquement impossible, sauf sur des voies dédiées assez larges.

Le cycliste choisit sa vitesse et ses itinéraires afin d'arriver en forme sur son lieu de travail.

On se protège contre les voitures… mais on respecte les piétons ! même s’ils se trouvent sur la chaussée cycliste d'une "voie verte", sur une voie de promenade (le vélo est silencieux et peut être rapide : on ralentit et on se déporte éventuellement, on utilise gentiment sa sonnette).
On choisira avec attention l'endroit où stationnera le vélo afin de garantir la sécurité des personnes et des biens.

TOURNER À GAUCHE

L’expression « prendre TOUTE sa place sur la chaussée » a tout son sens lorsqu’il est nécessaire de tourner à gauche.

Voici les manœuvres à effectuer pour tourner en toute sécurité :
1 - Se retourner vers la gauche pour appréhender les possibles dangers venant de derrière (voiture...) ;
2 - Tendre son bras gauche à l’horizontal
. Se décaler au milieu de la chaussée en ayant son bras gauche toujours tendu ;
3 - Laisser la priorité aux véhciules arrivant en sens inverse ;
4 - Tourner et prendre son virage en se replaçant en- suite à droite de la route.

[Conseil : Dans les zones denses en véhicules, il peut être préférable de descendre du vélo et d’utiliser les passages piétons.

Stationner et laisser son vélo

Le vélo, moyen de déplacement urbain pour aller au travail, pour faire des courses en ville, est destiné à être laissé au repos ici ou là.
Bien sûr il ne faut envisager que des stationnements de courte durée — de quelques heures au maximum, si l'on dispose pas d'un parking sous surveillance — pour procéder aux courses, aux démarches.
Le risque de vol ou de déprédation est grand sur un véhicule aux éléments démontables et pour une bonne part assez fragile. Un ou plusieurs antivols embrassant les éléments du vélo (roues, cadre) et le fixant à un point fixe de la chaussée (poteau, arceau dédié…).
Les usagers des chemins de fer utiliseront les équipements proposés en gares. Les parkings surveillés existent de plus en plus dans les grandes agglomérations. Les gares de ville moyenne ou même de villages mettent de plus en plus des abris collectifs ou même individuels (box protégeant la bicyclette) permettant les déplacements "multimodes" (vélo et trains, habituellement).

Hors les stationnements dédiés, la bicyclette est placée contre un mur ou plutôt contre un poteau fixé au sol. Le poteau permettra une attache assez sûre. L'idéal est un endroit où la circulation piétonne est assez dense pour éviter au maximum les vols ni-vu ni-connu. On veillera à placer le vélo de telle façon à ce qu'il n'encombre pas la circulation, ne gêne pas les piétons et ne risque pas d'abîmer une devanture, un mur ou le poteau lui-même (un bout de tuyau souple - plastique, caoutchouc - fendu et passé dans la partie horizontale du cadre [pour les vélos d'homme] s'avère très pratique à cette fin ; il protège le cadre et le poteau).

 

la Ville et les vélos

L'évidence des limites de la voiture amène à se poser la question d'un recours à des modes de déplacement doux. Parmi ceux-ci le vélo urbain est intéressant à plus d'un titre compte tenu de la rapidité et de la souplesse qu'il permet. Aussi sont nés plusieurs types d'aménagements que les cyclistes sont contents de voir se multiplier, signe de la reconnaissance de l'importance que la cité accorde à ce mode de transport.

Quelle place pour les vélos ? Peut-on rendre une place à la bicyclette ?

Les emplacements de stationnements
 sont des infrastructures importantes et peu onéreuses. De tels aménagements se trouvent aussi sur les domaines de nombreuses entreprises, de CES ou lycées.

Gare de château-Thierry : quelques emplacements collectifs    … ou individuels

Mais le stationnement n'est qu'une partie du problème. Le déplacement se trouve confronté aux difficultés de la circulation.

Sont apparues les bandes et pistes cyclables.

PISTES et BANDES CYCLABLES

La piste cyclable est une chaussée réservée aux cycles. Elle est isolée des voitures par une haie, une bordure de trottoir ou un muret.

Une piste cyclable peut être à double sens. Il faut donc respecter le Code de la Route. (sens de circulation, dépassements, circulation en file indienne...)

Ce n’est pas une piste de course ou une aire de jeu mais bien une voie de circulation.

La bande cyclable n'est pas isolée des voies de circulation automobiles.
Un simple marquage pointillé au sol matérialise cet espace réservé aux cyclistes.

Une bande cyclable fait partie intégrante de la route. Elle en constitue simplement une file de circulation supplémentaire.

Ci-contre, une portion de piste cyclable. Cet aménagement urbain conçu pour sécuriser au maximum le cycliste n'est pas sans poser problème lorsque la piste arrive, souventes fois, à croiser une voie de circulation routière : celle-ci brise le cours du déplacement, définissant une série de stops qui ralentissent la progression.

 

Ci-contre, une portion de bande cyclable, ici sur un rond-point. Le cycliste reste alors au sein de la circulation générale : il conserve sa priorité éventuelle.
Apportant une sécurité évidente par rapport à l'absence de bande, cet aménagement n'est sans doute pas le plus sûr ; par contre c'est celui qui, en pratique, permet la plus grande rapidité pour les déplacements intramuros.

itinéraires

Les villes à relief peu marqué peuvent envisager sans trop de difficulté l'établissement de voies de déplacement vélo en définissant des bandes (ou pistes) cyclables. Il est aussi possible d'introduire des doubles-sens cyclables dans des rues à sens unique (pour les automobiles) et bien sûr des sas cyclables aux arrêts des feux tricolores.

proposition d'itinéraire, Château-Thierry

Centre-ville <——> Lycée Jean de La Fontaine

  • éviter les pentes trop fortes, en montée comme en descente
  • éviter les rues trop parcourues (si possible) par les automobiles

Des points noirs peuvent être inévitables : carrefours à grande circulation…

(à noter : depuis la réalisation de cette proposition, des aménagements [ronds-points et stop à la place de feux rouges] ont amélioré la circulation, même pour les cyclistes.)

 

Vélo et habitat

Le développement de l'usage du vélo comme mode de déplacement doux demande que l'on se penche sur le problème de la place du vélo dans l'habitat. Si les habitants de maisons individuelles disposant de garage pour voiture n'ont en général pas de difficulté pour placer une (ou plusieurs) bicyclette(s) dans le garage, les habitants d'immeubles collectifs souffrent la plus plupart du temps de la présence de locaux collectifs dédiés aux vélos beaucoup trop exigus dans lesquels s'entassent parfois plusieurs générations de vélos.

En sortir un perdu au milieu d'autres, les guidons et pédales enfoncés dans les vélos voisins décourageraient tout candidat. Perte de temps, dégâts sur son vélo ou ceux des voisins. La solution consiste bien souvent à remonter à son appartement le vélo, au risque de dégradation des parties communes (escalier, couloirs, ascenseur) et de gêne lors des rencontres ; le véhicule occupe alors de la place sur le balcon.

 

Divers

  • La sécurité et le confort du déplacement en vélo demandent une bande de roulement de bonne qualité, sur une portion d'environ 1,2 m longeant le trottoir. Or c'est souvent cette zone de la voie qui est ouverte pour la mise en place ou l'entretien de réseaux souterrains (eau, gaz, électricité… ). Il s'ensuit la nécessité pour la Ville de faire attention lors de la fermeture des travaux et la remise en état de circulation.
  • La pluie est souvent source de désaffection du cycliste pour ce type de déplacement. Plus haut dans l'article ce point a été abordé, concernant l'habillement adéquat. Dans de nombreuses villes l'on peut éventuellement user du tram — en y faisant monter le vélo — lorsque le déplacement apparaît trop pénible (les heures de grande affluence sont en général interdites).
  • Une solution à un certain nombre de problèmes rencontrés au cours de ces lignes : le vélo pliant dont l'usage se généralise. L'intermodalité en est alors aidée (le vélo tient facilement dans un train, dans un coffre de voiture ou se monte facilement dans un bus ou un tram, replié, dans sa housse de protection. Il se range chez soi facilement). Il est cependant plus onéreux à l'achat.