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Message d'alerte

Le 10 décembre dernier, l’Assemblée Nationale a adopté à une large majorité une série de mesures concernant la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Cette proposition, en cours d'examen par le Sénat, s’attaque notamment au gaspillage alimentaire des grandes surfaces dont les actes de destruction de denrées saines avaient fait débat à de nombreuses reprises dans les média. Ainsi, les distributeurs ne pourront plus jeter et rendre impropre à la consommation des denrées alimentaires saines invendues ou écartées lors des livraisons.

Enfin et surtout, le projet de loi prévoit un volet éducation, essentiel à l’amélioration de nos comportements quotidiens en intégrant la lutte contre le gaspillage alimentaire dans l’éducation à l’alimentation.

Une mesure forte qui offre une alternative au gaspillage de la grande distribution

Dans un premier temps, cette mesure ne s’appliquera qu’aux grandes et moyennes surfaces de plus de 400 m² en leur proposant une démarche hiérarchisée de revalorisation des invendus :

1. la prévention du gaspillage car une grande partie du gaspillage alimentaire est due à un défaut d’informations, à des normes de vente et de marketing strictes ainsi qu’à de mauvaises habitudes d’achat et de consommation ;
2. le don ou la transformation pour la consommation humaine : la réglementation en vigueur impose aux distributeurs de retirer des rayons des produits sains dont la Date Limite de Consommation (DLC) n’excède pas une semaine, ces produits devront désormais être, ou transformés, ou donner. Les distributeurs devront signer une convention de partenariat avec une association habilitée à la redistribution de denrées alimentaires ;
3. la valorisation pour l’alimentation animale ;
4. la valorisation par compostage ou méthanisation.

La restauration collective n’est pas en reste !

La restauration collective publique et privée sera également accompagnée dans la mise en place d’actions visant à réduire le gaspillage alimentaire de cantines. Les entreprises pourront notamment valoriser leurs actions dans leur rapport annuel de Responsabilité sociale et environnementale (RSE).

France Nature Environnement attire notre attention

Quelques jours après l’adoption de ces mesures par l’Assemblée nationale, France Nature Environnement a soulevé quelques zones d’ombre sur un projet de loi lui paraissant imprécis…

FNE porte notamment l'attention sur le contenu des conventions de partenariat, contenu un peu flou : les mesures validées par les députés ne font par exemple pas état des informations qui structureront les conventions notamment sur « la garantie d’un don utile et de qualité, ne contribuant pas au transfert des déchets d’un acteur à l’autre ».