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Message d'alerte

L’exploration puis l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste :

un crime écologique et humain.

 

« Il faut tout prendre et ne rien laisser » telle est la devise que les pays du monde pourraient bien adopter au rythme où vont les choses, la machine à faire du cash doit continuer à tourner…

Les Etats–Unis ont montré le chemin de l’irraisonnable et de la démesure en fracturant leur sous-sol des millions de fois à grands coups de produits chimiques mélangés à des quantités astronomiques d’eau.

Oui les Etats–Unis sont un bel exemple à ne pas suivre si nous voulons préserver les ressources naturelles déjà tant malmenées, si nous voulons mettre la santé au cœur des préoccupations et si nous ne voulons pas participer à l’augmentation suicidaire des gaz à effet de serre. Si le monde s’entête à exploiter les ressources fossiles cela ne fera qu’aggraver fortement le réchauffement climatique.

Certes, la préoccupation actuelle est ancrée sur le pic pétrolier en cours ainsi que sur la production de pétrole qui diminue alors que la demande augmente. Mais qu’avons-nous anticipé pour éviter d’être pris de cours ?

En France des dizaines de milliers de km2 peuvent être explorées par les sociétés industrielles sans information préalable envers la population, est-ce acceptable ? Serions-nous revenu au temps féodal ?

 

Selon nos dirigeants qui délivrent les permis pétroliers, les roches sédimentaires du bassin parisien, aquitain et du sud-est de la France, regorgeraient d’une quantité incroyable de gaz et de pétrole de schiste. Les pétroliers se frottent les mains à l’idée de pouvoir explorer le sous-sol pour mieux le piller par la suite jusqu’à la dernière goutte. Personne ne doute que les industriels sauront verdir leurs procédés afin de les rendre « socialement acceptables » pour mieux nous faire passer la pilule. Le moment venu, toutes les mesures de sécurité et de contrôles seront prises pour rassurer les citoyens que nous sommes, allant même au-delà de la réglementation…

 

Nous savons de manière formelle que la crise climatique nous impose de changer de cap et de modifier nos comportements car le monde est en sursis.

La France s’est avancée à diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre pour 2050. Dans son discours incohérent, elle s’autorise pourtant à vouloir explorer les ressources non conventionnelles. Ces dernières, si elles sont exploitées, augmenteront incontestablement le réchauffement climatique tout en rassurant la population sur son devenir énergétique à court terme, la privant ainsi d’aborder la transition énergétique par la sobriété, l’efficacité et le développement des énergies vertes. Se priver de la volonté des citoyens à se lancer dans d’autres modes de vie visant à réduire le gaspillage afin d’assurer un avenir et de laisser un patrimoine naturel aux générations futures est parfaitement irresponsable. La fin des énergies faciles doit nous servir de détonateur pour évoluer vers une société respectueuse.

La fracturation hydraulique est autorisée sur le territoire national à des fins scientifiques, pour l’instant…Partout sur le territoire national et ailleurs, des citoyens se mobilisent contre l’exploration et l’exploitation des gaz et du pétrole de schiste. Dans l’Aisne, la moitié du département est déjà concerné !

Le 22 septembre 2012, se tiendra une journée internationale d’opposition à la fracturation hydraulique. En France deux mobilisations sont programmées pour continuer à affirmer notre opposition, l’une à Tournan-En-Brie (77), l’autre à Alès(30). Informations à venir sur le blog : www .collectif-carmen.org

 

Benoit Périn, membre de Vie&Paysages et du collectif carmen

« NI ICI, NI AILLEURS, NI AUJOURD’HUI, NI DEMAIN »